Définir une liste de mots interdits pour la rédaction IA
Guide pratique pour définir une liste de mots interdits pour l'IA afin de préserver la cohérence de marque, limiter les risques juridiques et améliorer la
Hareki Studio
Importance stratégique et champs d'application de la liste de mots interdits
Une liste de mots interdits est un mécanisme de filtrage qui identifie systématiquement les formules qu'on souhaite exclure des contenus générés par l'IA. Ce dispositif répond à trois objectifs convergents : préserver la cohérence de la marque, prévenir les risques juridiques et rehausser la qualité éditoriale. Au titre de la cohérence, on y inscrit les noms de concurrents directs, le jargon non utilisé par la marque et les tournures de ton inappropriées ; pour la conformité, on bloque les formulations susceptibles d'entraîner des sanctions sectorielles ; pour la qualité, on réduit les clichés, les remplissages et les tournures surutilisées par les modèles.
L'impact de la liste dépasse le simple article de blog : elle s'applique aux publications sur les réseaux sociaux, aux newsletters, aux fiches produits, aux réponses du service client et à tout canal alimenté par IA. La méthode la plus efficace consiste à établir une base commune, enrichie de listes spécifiques par canal. Chez Hareki Studio, la liste de mots interdits est intégrée au guide de style de chaque projet dès son lancement et fait l'objet de mises à jour régulières.
Catégories de mots interdits et méthodologie de classification
Une liste performante n'est pas un inventaire aléatoire mais un document structuré en catégories logiques. La première catégorie regroupe les « clichés IA » : termes ampoulés comme « révolutionnaire », « paradigme », « bouleversant » ou « absolument » que les modèles ont tendance à surutiliser. La deuxième concerne les inadéquations de ton : un positionnement chaleureux évitera des expressions administratives comme « par nos soins », tandis qu'une marque institutionnelle limitera les formulations trop familières.
La troisième catégorie porte sur les risques réglementaires : en santé, on proscrit les allégations de « traitement assuré », en finance, les promesses de « rendement garanti ». La quatrième englobe les références à des concurrents ou à leurs produits, directes ou voilées. Enfin, la cinquième recouvre les sensibilités culturelles : expressions pouvant stigmatiser des groupes ou véhiculer des biais discriminatoires. Hareki Studio adopte ce cadre standard et le personnalise selon le secteur et le périmètre client.
Techniques d'intégration au niveau des prompts
Il existe plusieurs façons d'inculquer une liste de mots interdits à un système d'IA. La plus simple consiste à ajouter dans le prompt une instruction explicite de type « n'utilisez pas les mots suivants », adaptée aux listes courtes. Pour des listes volumineuses, cette approche encombre la fenêtre de contexte. Une meilleure pratique consiste à intégrer les interdictions dans le system prompt : via l'API, le message système porte la liste et s'applique à toute la session.
La méthode la plus sophistiquée est le filtrage post‑production : une couche de contrôle automatique scrute la sortie et signale les occurrences indésirables. Un script Python fondé sur des expressions régulières assure cette vérification en quelques secondes. Des outils comme LanguageTool ou Antidote complètent ces dispositifs côté qualité linguistique. Chez Hareki Studio, nous combinons trois couches : restrictions au niveau du system prompt, consignes contextuelles dans le prompt utilisateur et post‑processing automatisé, ce qui réduit le taux d'échappement sous le seuil de 1 %.
Processus dynamique de mise à jour de la liste
La langue évolue, et la liste de mots interdits doit suivre ce mouvement. De nouvelles tendances génèrent de nouveaux clichés, des changements réglementaires imposent des blocages supplémentaires et l'évolution de la marque modifie les préférences de ton. Un rythme mensuel de révision s'avère généralement optimal : à la fin de chaque mois, on audite les productions IA récentes, on identifie les formulations récurrentes indésirables et on met à jour la liste en conséquence.
Le retour des équipes éditoriales est une source précieuse : les relecteurs signalent les expressions qu'ils corrigent fréquemment, les clients remontent des incohérences de ton et les données de performance révèlent quelles formulations suscitent peu d'engagement. Chez Hareki Studio, la mise à jour de la liste figure dans l'ordre du jour de la rétrospective éditoriale mensuelle ; les « notes de correction » collectées sont systématiquement converties en entrées de la liste.
Paires mots interdits / mots préférés et guidage positif
Interdire sans proposer d'alternatives limite l'efficacité : associer à chaque terme banni une formulation recommandée permet d'orienter positivement l'IA. Par exemple, remplacer « révolutionnaire » par « qui transforme le secteur », « absolument » par « largement » ou « parfait » par « remarquable » fournit des repères concrets. Cette logique fait de la liste un guide de style constructif plutôt qu'un simple catalogue de tabous.
Une déclinaison avancée de cette approche consiste à créer une « palette d'expressions » : ensembles d'énoncés signatures, métaphores préférées et mots-clés incarnant les valeurs de la marque. Fournir à l'IA la liste des interdits avec la palette permet d'obtenir des sorties à la fois épurées des formulations indésirables et cohérentes avec l'identité de marque. Chez Hareki Studio, chaque document de mots interdits est livré avec un corpus équivalent d'expressions recommandées ; la combinaison contrainte‑guidage produit les résultats les plus puissants.
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